Depuis le 1er janvier 2026, la facture électronique structurée est obligatoire en Belgique pour la quasi-totalité des échanges B2B entre entreprises assujetties à la TVA.
Pour les entreprises, cette réforme ne se limite pas à un changement de format de facture. Elle implique une évolution des processus de facturation, de comptabilité et de gestion TVA, et nécessite des outils capables de s’adapter durablement aux nouvelles règles.
La Belgique a déjà rendu obligatoire la facture électronique pour les échanges avec les administrations publiques (B2G).
Depuis mars 2024, les factures adressées au secteur public doivent être transmises sous forme électronique structurée, via le réseau PEPPOL.
Cela signifie que :
Depuis le 1er janvier 2026, la facture électronique structurée est obligatoire pour la quasi-totalité des échanges B2B entre entreprises belges assujetties à la TVA. Les factures concernées doivent être émises, transmises et reçues sous une forme structurée permettant leur traitement automatisé. Un simple PDF envoyé par e-mail ne répond plus à l’obligation pour les transactions B2B concernées.
L’objectif des autorités est clair :
Pour les entreprises, cela implique désormais de disposer d’un système capable d’émettre et de recevoir des factures électroniques structurées, ainsi que d’intégrer ces flux dans les processus de facturation, de comptabilité et de gestion fournisseurs.
L’obligation de facturation électronique B2B est entrée en vigueur le 1er janvier 2026. Les premiers mois de mise en œuvre ont également été accompagnés de mesures de souplesse et de précisions pratiques de la part de l’administration belge.
Durant les trois premiers mois de 2026, l’administration fiscale belge avait prévu une approche souple pour les entreprises qui n’étaient pas encore totalement conformes, à condition qu’elles puissent démontrer avoir entrepris des démarches raisonnables et en temps utile pour se mettre en conformité.
Cette période de tolérance étant désormais terminée, les entreprises concernées doivent aujourd’hui être en mesure de respecter pleinement les obligations applicables à leurs flux B2B.
Le self-billing, c’est-à-dire le mécanisme par lequel le client établit la facture au nom et pour le compte du fournisseur, a également fait l’objet d’une flexibilité temporaire.
Pour certains problèmes techniques liés à la mise en œuvre de la facturation électronique, une tolérance spécifique avait été prévue jusqu’au 30 juin 2026.
Cette période étant désormais échue, les entreprises utilisant le self-billing doivent s’assurer que leurs processus et leurs systèmes permettent de gérer ces factures électroniques conformément aux exigences applicables.
La mise en œuvre de l’obligation s’accompagne également d’un dispositif de sanctions. Les entreprises qui ne disposent pas des moyens techniques nécessaires pour émettre et recevoir des factures électroniques structurées peuvent faire l’objet d’une amende administrative :
Ces montants renforcent l’importance de disposer non seulement d’un outil capable de gérer la facture électronique, mais également de processus opérationnels permettant d’assurer la continuité, le suivi et le traitement des flux entrants et sortants.
| Date | Obligation | Public concerné |
| 1er mars 2024 | Facturation électronique obligatoire pour le B2G | Marchés publics publiés après cette date |
| 1er janvier 2026 | Facturation électronique structurée B2B obligatoire | Quasi-totalité des entreprises belges assujetties à la TVA pour leurs transactions B2B concernées |
Depuis le 1er janvier 2026, les entreprises concernées doivent être en mesure d’émettre et de recevoir des factures électroniques structurées. L’enjeu est désormais moins celui de la préparation que celui de la maîtrise opérationnelle des nouveaux flux.
La Belgique s’appuie sur le réseau décentralisé PEPPOL pour l’échange des factures électroniques structurées B2B. Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement pour votre entreprise ?
PEPPOL (Pan-European Public Procurement On-Line) est un réseau sécurisé qui permet d’échanger des documents commerciaux électroniques – notamment des factures – de manière standardisée et automatisée.
En pratique, Peppol permet de faire circuler des factures électroniques structurées selon des standards communs, avec un haut niveau d’interopérabilité et la possibilité d’automatiser une grande partie des échanges et traitements.
Pour accompagner la mise en œuvre de la facture électronique, il est important de comprendre les normes, formats et obligations réglementaires belges. Ces éléments permettent de sécuriser vos flux, de garantir la conformité et d’anticiper les exigences futures.
Ces éléments techniques permettent de valoriser votre expertise, de sécuriser vos échanges et de garantir la conformité aux obligations belges et européennes.
À noter : contrairement à la facturation électronique B2B, le e-reporting ne constitue pas une obligation opérationnelle entrée en vigueur au 1er janvier 2026. Le projet est envisagé dans une phase ultérieure, avec un objectif annoncé autour de 2028, mais doit encore être transposé dans le droit belge.
Au-delà des standards européens, plusieurs éléments sont strictement propres à la Belgique et doivent être correctement intégrés dans votre ERP et vos processus de facturation.
Numéro d’entreprise et identification TVA :
Les données d’identification du fournisseur et du client doivent être correctement renseignées dans la facture structurée, notamment les numéros d’identification TVA lorsqu’ils sont requis. La qualité et le mapping de ces données dans l’ERP sont essentiels pour garantir la conformité des flux.
Particularités TVA belges :
Certains régimes TVA nécessitent une gestion spécifique dans les factures structurées, notamment :
Archivage électronique :
Les règles d’archivage des factures électroniques restent globalement les mêmes que pour les factures papier. Les entreprises doivent garantir l’authenticité de l’origine, l’intégrité du contenu et la lisibilité des factures pendant toute leur durée de conservation. La durée générale est de sept ans à compter du 1er janvier de l’année suivant l’émission, avec des durées plus longues possibles dans certains cas spécifiques.
Exigences linguistiques :
Les exigences linguistiques belges peuvent également s’appliquer aux documents commerciaux et aux factures selon le contexte et le territoire concerné. Dans un environnement multilingue, il est donc important de vérifier la langue requise pour les mentions obligatoires et de s’assurer que les systèmes de facturation peuvent gérer les informations nécessaires dans plusieurs langues.
Ces spécificités belges démontrent que la conformité ne se limite pas à un simple ajustement technique, mais nécessite un alignement précis entre exigences légales, fiscales et configuration ERP.
La Belgique n’est pas seule : plusieurs pays européens imposent progressivement la facture électronique.
La Réforme de la Facturation Électronique (RFE) française entre dans sa phase opérationnelle en 2026. Toutes les entreprises concernées doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026. L’obligation d’émission démarre également à cette date pour les grandes entreprises et les ETI, tandis que les PME et microentreprises disposent d’une échéance au 1er septembre 2027. Le dispositif repose notamment sur des plateformes agréées et comprend également un volet e-reporting.
Vous souhaitez en savoir plus ?
n résumé, la facture électronique s’inscrit désormais dans une transformation européenne des échanges commerciaux et de la fiscalité, tout en restant encadrée par des obligations et calendriers propres à chaque pays.
Même si la facture électronique est née d’une obligation réglementaire, elle est aujourd’hui un outil opérationnel et stratégique pour votre entreprise. En standardisant et structurant les données, elle simplifie vos processus, réduit les risques d’erreurs et améliore la visibilité sur vos flux financiers et fiscaux. Ses bénéfices concrets incluent :
En résumé, la facture électronique n’est pas seulement une contrainte légale : elle devient un outil d’efficacité et de pilotage pour votre entreprise.
La facture électronique repose sur des données précises et cohérentes :
clients, articles, taux de TVA, conditions de paiement, références légales…
Une mise à niveau des données de base est souvent nécessaire.
La réforme impacte :
Il est essentiel d’anticiper ces changements pour éviter les blocages opérationnels.
Si votre entreprise travaille avec des partenaires à l’étranger, il faut également prendre en compte les autres réformes en cours, comme la facture électronique en France.
Disposer d’un outil capable de gérer plusieurs réglementations devient un enjeu clé.
Votre ERP doit alors être capable de gérer :
Depuis le 1er janvier 2026, l’enjeu n’est plus seulement de préparer la transition, mais de sécuriser et optimiser les flux de facturation électronique au quotidien.
La facture électronique structurée est désormais une réalité opérationnelle en Belgique : depuis le 1er janvier 2026, elle est obligatoire pour la quasi-totalité des échanges B2B concernés entre entreprises assujetties à la TVA.
Au-delà d’une contrainte réglementaire, elle peut devenir un véritable levier de performance pour fiabiliser les processus, réduire les traitements manuels et améliorer le pilotage des flux financiers.
Chez Deveho, nous accompagnons les entreprises pour :
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